L'autodiscipline chez les athlètes: perspective d'un entraîneur qui se voit forcé de repenser son approche
Note importante:
Ceci n'est pas un article scientifique, c'est plutôt un mélange de science et de vécu personnel. Il a pour but de susciter la réflexion et peut-être même la controverse au sein des lecteurs ;-)
Pourquoi ?
Parce qu'en 36 ans de coaching au sein du tennis de table québécois, je pensais avoir compris ce que c'est l'autodiscipline et comment la développer chez mes athlètes.
Et puis certains évènements récents ont remis en question certaines de mes certitudes et me voilà à essayer de me remettre à jour au niveau des méthodes de développement de l'autodiscipline.
Et là tout d'un coup, je découvre un nouveau point de vue qui me force à me remémorer et à analyser l'autodiscipline des mes athlètes sur 36 ans de carrière de façon beaucoup plus objective.
Depuis très longtemps, je répète dans mes formations de "coaching" que pour moi le facteur le plus important quand tu cherches à détecter des talents potentiels, ce n'est pas le talent, mais bien la motivation. Un athlète motivé va aller beaucoup plus loin qu'un athlète talentueux parce qu'il sera prêt à faire des choses difficiles et plates pour s'améliorer, tandis que l'athlète talentueux n'aura pas la motivation nécessaire pour faire ça et s'arrêtera dès que c'est difficile et plate.
Et en fait, je ne m'étais pas rendu compte qu'en fait je parlais davantage d'autodiscipline que de motivation. Je donnais souvent l'exemple de Pierre-Luc Thériault comme un athlète motivé depuis qu'il est tout jeune et que les entraîneurs devaient forcer Pierre-Luc à ralentir son entraînement tellement il était motivé. En fait, Pierre-Luc Thériault faisait preuve d'autodiscipline.
Ok, vous allez me dire que c'est la même chose ? Pas tout à fait.
Comme est-ce qu'on définit l'autodiscipline ?
Suivant les chercheurs de la psychologie positive qui ont déterminé que l'autodiscipline permet de prévoir le succès futur dans les études 2 fois davantage que la mesure du quotient intellectuel, c'est la capacité à retarder ou plutôt à différer la satisfaction d'un désir pour plutôt faire une action qui nous permettra d'atteindre notre but notre objectif. Par exemple, un étudiant diffère son désir d'aller sur son ordinateur "châté" avec ses amis jusqu'à ce qu'ils terminent toutes ses études de la soirée. Il fait preuve d'autodiscipline.
L'approche classique de l'autodiscipline est la suivante:
Schéma de l'autodiscipline.
Manque d'autodiscipline - But non atteint - Sentiment d'échec - Diminution de la confiance
Pour développer l'autodiscipline, il faut la considérer comme un muscle que l'on veut développer. Plus vous l'entraînez, plus vous devenez fort. Moins vous vous entraînez et moins vous avez d'autodiscipline.
Comme pour les muscles, il vous faut un poids adapté à votre potentiel musculaire du début et ce serait la même chose pour l'autodiscipline. Ça vous prend un entraînement progressif. Il ne faut donc pas être trop exigeant au départ. Si vous êtes peu discipliné au départ, n'y allez pas trop fort. Aussi, évitez de vos comparer aux autres. Donc, vous devez hausser la barre un petit peu chaque semaine et ainsi, vous aurez de plus en plus d'autodiscipline.
Quel est le problème avec l'approche classique de l'autodiscipline.
Et bien, le premier problème c'est moi. Je n'ai jamais réussi à élever mon niveau d'autodiscipline. Heureusement, j'avais quand même un assez bon niveau au départ. J'ai aussi remarqué que lorsque j'utilise l'autodiscipline, je m'épuise très rapidement et deviens de moins en moins efficace dans plein de choses.
Le deuxième problème, c'est que je n’ai jamais vraiment réussi à développer l'autodiscipline chez mes athlètes. Si je veux être honnête, je me suis plutôt entouré d'athlètes autodisciplinés, nuance très importante.
Le troisième problème, c'est que je n'arrive pas à autodiscipliner mon groupe de jeunes actuel. Si je renforce le contrôle externe, j'obtiens de la discipline, mais à quel prix. Dès que le contrôle externe cesse, la discipline disparaît sauf chez ceux qui sont déjà autodisciplinés. FAIL sur toute la ligne.
Une approche différente de l'autodiscipline.
Suite à ces petits problèmes, ;-) je me suis mis à faire quelques recherches et j'ai appris que l'on pouvait considérer l'autodiscipline d'une tout autre façon.
L'autodiscipline serait une caractéristique de personnalité stable durant votre vie, mais qui diffère d'un individu à l'autre.
On peut se la représenter comme un grand réservoir rempli d'autodiscipline. Certains individus ont un plus gros réservoir que d'autres. Et même si vous avez un gros réservoir, ça ne vaut pas dire qu'il est rempli à pleine capacité au moment où vous voulez utiliser votre autodiscipline.
Les individus qui ont un grand réservoir réussissent mieux dans les études et ont plus de succès professionnels. Leurs relations de couple sont plus stables. Ils gèrent mieux leur stress, donc ont une meilleure santé. Ah oui, ils ont aussi une meilleure stabilité émotionnelle. Etc., etc.
Donc nous pouvons sûrement dire que l'autodiscipline est quelque chose de super positif.
Par contre, il faut prendre en considération les éléments suivants:
1) Le trait de personnalité serait relié à la génétique et ne serait pas modifiable. Donc ça remet en question l'aspect musculaire de l'approche classique.
2) Quelqu'un qui utilise son autodiscipline souvent le paie par davantage d'émotions plutôt négatives, serait moins ouvert aux nouvelles expériences, moins extraverti, moins spontané et aurait plus de difficultés à créer des liens d'amitié. WOW
L'autodiscipline a un coût
Si vous utilisez l'autodiscipline, cela entraîne un fonctionnement neurologique très complexe qui demande beaucoup d'énergie. Elles induisent ainsi au niveau cérébral une chute du taux de glucose sanguin, laquelle altère les performances attentionnelles et celles des systèmes inconscients de contrôle de l’action. Cela fait en sorte que toutes les tâches qui seront faites après seront faites de façon moins performante. De plus, votre retour à la normale sera de plus en plus long (remplissage du réservoir).
Et il ne faut pas confondre ça avec la sensation de fatigue. Vous pouvez ne ressentir aucune fatigue, mais la tâche suivante sera quand même moins bien faite si vous avez utilisé l'autodiscipline.
La vérité serait:
On ne sait pas encore comment augmenter son autodiscipline de façon durable
L'entraînement à l'autodiscipline donne des résultats inconséquents suivant les recherches.
Par contre, vous pouvez gérer de façon stratégique vos ressources d'autodiscipline
Mais d'abord vous devez évaluer votre potentiel d'autodiscipline, un petit test.
--------
Pour chaque question, indiquez dans quelle mesure la phrase s’applique à vous avec une note allant de 1 à 5 avec : 1 = Pas du tout et 5 = Tout à fait.
1. Je résiste bien à la tentation
2. J’ai du mal à me débarrasser de mes mauvaises habitudes *
3. Je suis paresseux *
4. J’ai des propos inappropriés *
5. Je fais certaines choses qui sont mauvaises pour moi si elles m’amusent *
6. Je refuse ce qui est mauvais pour moi
7. J’aimerais avoir plus d’autodiscipline *
8. Les gens diraient que j’ai une autodiscipline de fer
9. M’amuser m’amène parfois à ne pas finir mon travail *
10. J’ai des difficultés à me concentrer *
11. Je suis capable de travailler efficacement à des buts à long terme
12. Parfois je ne peux pas m’empêcher de continuer quelque chose, même si je sais que c’est une erreur *
13. J’agis souvent sans penser à toutes les alternatives *
Codez toutes vos réponses de 1 à 5. Les questions portant l’astérisque sont des items inversés. Dans ce cas si vous avez répondu 1, votre score à la question est de 5, si vous avez répondu 2, il est de 4, 3 donne 3, 4 donne 2 et 5 donne 1.
Faites la somme totale. Votre score varie entre 13 et 65.
Si vous avez en dessous de 25 ou en haut de 53, cela indique un résultat potentiellement biaisé, soit par la désirabilité sociale, soit par l’autodévalorisation.
Source du test:
http://nicolaspene.fr/autodiscipline-comprendre/
Article de Nicolas Pène et Hervé Petit
-------
Et là, vous pouvez avoir des surprises sur votre taux d'autodiscipline réel.
Comment mieux gérer votre potentiel d'autodiscipline ?
- n’exigez pas trop de vous d’un coup
- réservez votre énergie pour les tâches vraiment importantes
- fonctionnez au maximum sur la base d’habitudes (vous laver les dents chaque matin ne devrait pas vous demander beaucoup d'autodiscipline) IMPORTANT
- si vous venez de gérer quelque chose vous ayant demandé beaucoup d’efforts d'autodiscipline évitez ou différez si possible
les autres tâches nécessitant des efforts de volonté soutenus
les prises de décision importante
les situations interpersonnelles tendues ou stressantes
- si cela n’est pas possible, faites fondre préalablement un sucre sous votre langue ou prenez une boisson sucrée (surtout pas de boisson diète ou de faux sucre de type stevia/aspartame cela aggraverait le phénomène). Cela a l’air ridicule, mais c’est une manœuvre dont l’efficacité est expérimentalement démontrée. Ça restaure le glucose sanguin.
- si plusieurs efforts de ce type vous attendent, n’engagez pas trop de force de volonté dans les premiers de peur de voir vos performances drastiquement chuter pour les suivantes
- prenez si nécessaire de la distance avec les méthodes de productivité incitant aux efforts continus. Sont également à risque l’utilisation apparemment anodine d’outils de type to do list ou agenda qui amènent à enchaîner les unes après les autres les tâches demandant des efforts à un rythme soutenu empêchant la remontée du glucose sanguin.
Et attention au niveau des conseils que vous pouvez lire ou entendre sur comment développer votre autodiscipline:
- Il n'y a pas de preuves scientifiques que vous pouvez développer votre autodiscipline comme pour le développement d'un muscle. Les résultats sont contradictoires. Si ça marche pour vous, continuez. Sinon arrêtez tout, ça ne marchera pas.
- Attention aux méthodes axées sur la motivation. Une fois motivé, vous retrouvez la volonté d'agir, mais ça ne veut pas dire que vous avez retrouvé votre capacité (remplir le réservoir).
Une solution possible
Fonctionner le plus possible sur la base du développement de nouvelles habitudes. Une habitude ne demande pas d'énergie et d'autodiscipline.
Mais ça, ce sera le sujet d'un nouvel article et d'une nouvelle recherche sur internet.
Pour en savoir plus (références):
http://changez-de-vie.blogspot.ca/2011/01/auto-discipline.html
http://nicolaspene.fr/autodiscipline-comprendre/
http://www.habitudes-zen.fr/2012/6-petites-choses-a-faire-quand-vous-manquez-dauto-discipline/
Ceci n'est pas un article scientifique, c'est plutôt un mélange de science et de vécu personnel. Il a pour but de susciter la réflexion et peut-être même la controverse au sein des lecteurs ;-)
Pourquoi ?
Parce qu'en 36 ans de coaching au sein du tennis de table québécois, je pensais avoir compris ce que c'est l'autodiscipline et comment la développer chez mes athlètes.
Et puis certains évènements récents ont remis en question certaines de mes certitudes et me voilà à essayer de me remettre à jour au niveau des méthodes de développement de l'autodiscipline.
Et là tout d'un coup, je découvre un nouveau point de vue qui me force à me remémorer et à analyser l'autodiscipline des mes athlètes sur 36 ans de carrière de façon beaucoup plus objective.
Depuis très longtemps, je répète dans mes formations de "coaching" que pour moi le facteur le plus important quand tu cherches à détecter des talents potentiels, ce n'est pas le talent, mais bien la motivation. Un athlète motivé va aller beaucoup plus loin qu'un athlète talentueux parce qu'il sera prêt à faire des choses difficiles et plates pour s'améliorer, tandis que l'athlète talentueux n'aura pas la motivation nécessaire pour faire ça et s'arrêtera dès que c'est difficile et plate.
Et en fait, je ne m'étais pas rendu compte qu'en fait je parlais davantage d'autodiscipline que de motivation. Je donnais souvent l'exemple de Pierre-Luc Thériault comme un athlète motivé depuis qu'il est tout jeune et que les entraîneurs devaient forcer Pierre-Luc à ralentir son entraînement tellement il était motivé. En fait, Pierre-Luc Thériault faisait preuve d'autodiscipline.
Ok, vous allez me dire que c'est la même chose ? Pas tout à fait.
Comme est-ce qu'on définit l'autodiscipline ?
Suivant les chercheurs de la psychologie positive qui ont déterminé que l'autodiscipline permet de prévoir le succès futur dans les études 2 fois davantage que la mesure du quotient intellectuel, c'est la capacité à retarder ou plutôt à différer la satisfaction d'un désir pour plutôt faire une action qui nous permettra d'atteindre notre but notre objectif. Par exemple, un étudiant diffère son désir d'aller sur son ordinateur "châté" avec ses amis jusqu'à ce qu'ils terminent toutes ses études de la soirée. Il fait preuve d'autodiscipline.
L'approche classique de l'autodiscipline est la suivante:
Schéma de l'autodiscipline.
Manque d'autodiscipline - But non atteint - Sentiment d'échec - Diminution de la confiance
Pour développer l'autodiscipline, il faut la considérer comme un muscle que l'on veut développer. Plus vous l'entraînez, plus vous devenez fort. Moins vous vous entraînez et moins vous avez d'autodiscipline.
Comme pour les muscles, il vous faut un poids adapté à votre potentiel musculaire du début et ce serait la même chose pour l'autodiscipline. Ça vous prend un entraînement progressif. Il ne faut donc pas être trop exigeant au départ. Si vous êtes peu discipliné au départ, n'y allez pas trop fort. Aussi, évitez de vos comparer aux autres. Donc, vous devez hausser la barre un petit peu chaque semaine et ainsi, vous aurez de plus en plus d'autodiscipline.
Quel est le problème avec l'approche classique de l'autodiscipline.
Et bien, le premier problème c'est moi. Je n'ai jamais réussi à élever mon niveau d'autodiscipline. Heureusement, j'avais quand même un assez bon niveau au départ. J'ai aussi remarqué que lorsque j'utilise l'autodiscipline, je m'épuise très rapidement et deviens de moins en moins efficace dans plein de choses.
Le deuxième problème, c'est que je n’ai jamais vraiment réussi à développer l'autodiscipline chez mes athlètes. Si je veux être honnête, je me suis plutôt entouré d'athlètes autodisciplinés, nuance très importante.
Le troisième problème, c'est que je n'arrive pas à autodiscipliner mon groupe de jeunes actuel. Si je renforce le contrôle externe, j'obtiens de la discipline, mais à quel prix. Dès que le contrôle externe cesse, la discipline disparaît sauf chez ceux qui sont déjà autodisciplinés. FAIL sur toute la ligne.
Une approche différente de l'autodiscipline.
Suite à ces petits problèmes, ;-) je me suis mis à faire quelques recherches et j'ai appris que l'on pouvait considérer l'autodiscipline d'une tout autre façon.
L'autodiscipline serait une caractéristique de personnalité stable durant votre vie, mais qui diffère d'un individu à l'autre.
On peut se la représenter comme un grand réservoir rempli d'autodiscipline. Certains individus ont un plus gros réservoir que d'autres. Et même si vous avez un gros réservoir, ça ne vaut pas dire qu'il est rempli à pleine capacité au moment où vous voulez utiliser votre autodiscipline.
Les individus qui ont un grand réservoir réussissent mieux dans les études et ont plus de succès professionnels. Leurs relations de couple sont plus stables. Ils gèrent mieux leur stress, donc ont une meilleure santé. Ah oui, ils ont aussi une meilleure stabilité émotionnelle. Etc., etc.
Donc nous pouvons sûrement dire que l'autodiscipline est quelque chose de super positif.
Par contre, il faut prendre en considération les éléments suivants:
1) Le trait de personnalité serait relié à la génétique et ne serait pas modifiable. Donc ça remet en question l'aspect musculaire de l'approche classique.
2) Quelqu'un qui utilise son autodiscipline souvent le paie par davantage d'émotions plutôt négatives, serait moins ouvert aux nouvelles expériences, moins extraverti, moins spontané et aurait plus de difficultés à créer des liens d'amitié. WOW
L'autodiscipline a un coût
Si vous utilisez l'autodiscipline, cela entraîne un fonctionnement neurologique très complexe qui demande beaucoup d'énergie. Elles induisent ainsi au niveau cérébral une chute du taux de glucose sanguin, laquelle altère les performances attentionnelles et celles des systèmes inconscients de contrôle de l’action. Cela fait en sorte que toutes les tâches qui seront faites après seront faites de façon moins performante. De plus, votre retour à la normale sera de plus en plus long (remplissage du réservoir).
Et il ne faut pas confondre ça avec la sensation de fatigue. Vous pouvez ne ressentir aucune fatigue, mais la tâche suivante sera quand même moins bien faite si vous avez utilisé l'autodiscipline.
La vérité serait:
On ne sait pas encore comment augmenter son autodiscipline de façon durable
L'entraînement à l'autodiscipline donne des résultats inconséquents suivant les recherches.
Par contre, vous pouvez gérer de façon stratégique vos ressources d'autodiscipline
Mais d'abord vous devez évaluer votre potentiel d'autodiscipline, un petit test.
--------
Pour chaque question, indiquez dans quelle mesure la phrase s’applique à vous avec une note allant de 1 à 5 avec : 1 = Pas du tout et 5 = Tout à fait.
1. Je résiste bien à la tentation
2. J’ai du mal à me débarrasser de mes mauvaises habitudes *
3. Je suis paresseux *
4. J’ai des propos inappropriés *
5. Je fais certaines choses qui sont mauvaises pour moi si elles m’amusent *
6. Je refuse ce qui est mauvais pour moi
7. J’aimerais avoir plus d’autodiscipline *
8. Les gens diraient que j’ai une autodiscipline de fer
9. M’amuser m’amène parfois à ne pas finir mon travail *
10. J’ai des difficultés à me concentrer *
11. Je suis capable de travailler efficacement à des buts à long terme
12. Parfois je ne peux pas m’empêcher de continuer quelque chose, même si je sais que c’est une erreur *
13. J’agis souvent sans penser à toutes les alternatives *
Codez toutes vos réponses de 1 à 5. Les questions portant l’astérisque sont des items inversés. Dans ce cas si vous avez répondu 1, votre score à la question est de 5, si vous avez répondu 2, il est de 4, 3 donne 3, 4 donne 2 et 5 donne 1.
Faites la somme totale. Votre score varie entre 13 et 65.
Si vous avez en dessous de 25 ou en haut de 53, cela indique un résultat potentiellement biaisé, soit par la désirabilité sociale, soit par l’autodévalorisation.
Source du test:
http://nicolaspene.fr/autodiscipline-comprendre/
Article de Nicolas Pène et Hervé Petit
-------
Et là, vous pouvez avoir des surprises sur votre taux d'autodiscipline réel.
Comment mieux gérer votre potentiel d'autodiscipline ?
- n’exigez pas trop de vous d’un coup
- réservez votre énergie pour les tâches vraiment importantes
- fonctionnez au maximum sur la base d’habitudes (vous laver les dents chaque matin ne devrait pas vous demander beaucoup d'autodiscipline) IMPORTANT
- si vous venez de gérer quelque chose vous ayant demandé beaucoup d’efforts d'autodiscipline évitez ou différez si possible
les autres tâches nécessitant des efforts de volonté soutenus
les prises de décision importante
les situations interpersonnelles tendues ou stressantes
- si cela n’est pas possible, faites fondre préalablement un sucre sous votre langue ou prenez une boisson sucrée (surtout pas de boisson diète ou de faux sucre de type stevia/aspartame cela aggraverait le phénomène). Cela a l’air ridicule, mais c’est une manœuvre dont l’efficacité est expérimentalement démontrée. Ça restaure le glucose sanguin.
- si plusieurs efforts de ce type vous attendent, n’engagez pas trop de force de volonté dans les premiers de peur de voir vos performances drastiquement chuter pour les suivantes
- prenez si nécessaire de la distance avec les méthodes de productivité incitant aux efforts continus. Sont également à risque l’utilisation apparemment anodine d’outils de type to do list ou agenda qui amènent à enchaîner les unes après les autres les tâches demandant des efforts à un rythme soutenu empêchant la remontée du glucose sanguin.
Et attention au niveau des conseils que vous pouvez lire ou entendre sur comment développer votre autodiscipline:
- Il n'y a pas de preuves scientifiques que vous pouvez développer votre autodiscipline comme pour le développement d'un muscle. Les résultats sont contradictoires. Si ça marche pour vous, continuez. Sinon arrêtez tout, ça ne marchera pas.
- Attention aux méthodes axées sur la motivation. Une fois motivé, vous retrouvez la volonté d'agir, mais ça ne veut pas dire que vous avez retrouvé votre capacité (remplir le réservoir).
Une solution possible
Fonctionner le plus possible sur la base du développement de nouvelles habitudes. Une habitude ne demande pas d'énergie et d'autodiscipline.
Mais ça, ce sera le sujet d'un nouvel article et d'une nouvelle recherche sur internet.
Pour en savoir plus (références):
http://changez-de-vie.blogspot.ca/2011/01/auto-discipline.html
http://nicolaspene.fr/autodiscipline-comprendre/
http://www.habitudes-zen.fr/2012/6-petites-choses-a-faire-quand-vous-manquez-dauto-discipline/
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