L’aphantasie : ce que j’ai découvert sur mon cerveau après près de 50 ans de coaching
Par Thierry Verviers
Introduction
Un jour, un entraîneur senior m’a enseigné un principe de base que j’ai retenu tout le restant de ma vie. « Tu ne peux pas mettre en application ou utiliser quelque chose que tu ne sais pas. » Ça semble plus qu’évident et pourtant, cette idée peut aller loin.
Par exemple, j’ai découvert que j’étais myope en secondaire 2 (à l’âge de 13 ans) dans un cours optionnel de lecture rapide. Le professeur m’a fait venir à son bureau pour me demander pourquoi mes progrès étaient aussi faibles. Un exercice de ce cours consistait à voir un certain nombre de chiffres affichés sur l’écran et d’essayer de les retenir. Plus l’exercice avançait et plus le chiffre était large. Et je ne me rappelle pas bien pourquoi, le professeur m’a demandé jusqu’à combien de chiffres j’étais capable d’aller. Et moi, je lui réponds : « mais monsieur, je ne vois pas les chiffre à l’écran ». Je ne suis retrouvé au bureau de l’infirmière pour un test de la vue. La semaine d’après, j’avais des lunettes pour rectifier ma myopie. Et pour la petite histoire, j’ai fini par lire 1250 mots à la minute avec un taux de compréhension évalué à 70%. Mais ça c’est une autre histoire ;-)
Pourquoi je vous raconte ça ? Vous allez comprendre.
J’ai 64 ans et j’ai coaché dans le sport du tennis de table pendant près de 48 ans. Et cette semaine je viens d’apprendre un nouveau mot, une nouvelle notion, qui je viens de l’apprendre, à façonner ma méthode de coaching, mes choix professionnels. Incroyable, mais vrai.
L’élément déclencheur
Il y a quelques semaines, j’ai lu un article qui disait que d’écrire sur du papier avec un stylo ou un crayon avait un effet sur le cerveau complètement différent que de taper du texte sur un clavier. Et aussi que cet exercice pouvait peut-être ralentir le déclin cognitif relié à l’âge. Et donc depuis j’essaie d’écrire 15 minutes par jour.
Au fur et à mesure de cet exercice, je me suis aperçu que, comme toujours, mon écriture varie beaucoup. Tantôt elle est belle et lisible et quelques secondes après, elle est quasiment illisible. Ça m’a toujours dérouté. Et je me souviens qu’à l’école primaire, en Belgique, on me faisait faire des exercices d’écriture qui disons-le, n’ont jamais servi à rien.
Je me suis aussi souvenu que je suis incapable de signer deux fois de la même façon. Pas une seule fois en plus de 60 ans. Ma signature varie tout le temps. Aujourd’hui, le monde est digital. Mais à une époque, ça m’a causé quelques ennuis. « Mais monsieur, ce n’est pas votre signature. » lorsque je payais avec ma carte de crédit et que le caissier vérifiait la signature en arrière de la carte. Et oui, c’est comme ça que ça fonctionnait LOL
J’ai longtemps pensé que c’était un problème d’attention, de concentration et d’application et donc que si j’avais fait mes exercices d’écriture assez longtemps, le problème aurait été résolu.
Un jour, pendant que je faisais mon 15 minutes d’écriture journalière et que j’essayais de bien écrire. Je me suis posé une simple question. Est-ce que je vois ce que je suis en train d’écrire dans ma tête ? Et la réponse était non. En fait je n’ai jamais rien vu dans ma tête à moins de faire un effort surhumain. Quand je ferme les yeux, c’est noir. Pas une photo floue, pas un tableau de Picasso, rien, le noir complet.
J’ai décidé d’en discuter avec une Intelligence Artificielle et là, soixante ans de petits choses bizarres dans ma vie ont commencé à s’expliquer.
Qu’est-ce que l’aphantasie ?
J’ai découvert que je souffrais d’aphantasie. Je n’avais jamais entendu ou lu ce mot.
Qu’est-ce que ça mange en hiver l’aphantasie ? En fait, je souffre de ce qu'on pourrait prendre pour un trouble ou une maladie. L’aphantasie, c’est l’incapacité d’un individu partielle ou totale à générer des images mentales volontaires dans sa tête, dans son esprit. Pour les puristes, « phantasia » vient du grec qui signifie imagination visuelle.
Mais attention, ce n’est pas un trouble ou une maladie. C’est une variation neurologique. Il est estimé qu’environ 2 à 4% de la population est atteint de cette caractéristique à différents degrés. Et la grande majorité des gens qui ont cette caractéristique ne le savent même pas. Ces personnes l’ignorent complètement. Comment est-ce qu’on pourrait le savoir. Je pensais que tout le monde était comme ça.
Qu’est-ce que ça veut dire concrètement ? Si je dis à mes athlètes, ne pensez pas à une banane dans le cadre d’un cours de préparation mentale, à peu près tous mes athlètes partent à rire parce qu’ils voient une banane dans leur tête. Certains la voient comme sur une photo, avec autant de couleurs et de détails. D’autres la vient un peu floue.
Dans mon cas, rien. Je ne vois rien. Ça reste noir. Je sais ce qu’est une banane. Il y a comme un concept dans ma tête. Elle est présente dans mon cerveau. Mais aucune image n’apparaît.
J’ai passé une bonne partie de ma vie à penser que c’était la même chose chez tout le monde et que l’expression « visualise-le dans ta tête » était en fait une figure de style.
Toute une partie de ma vie qui tout d’un coup s’expliquait
Jeune, j’étais incapable de dessiner et c’est encore le cas aujourd’hui. Pourquoi ? Maintenant je le comprends. Parce que dessiner de façon classique repose en grosse partie sur la capacité de maintenir une image mentale stable dans notre tête pour ensuite la transférer sur le papier à dessin. Comme je n’avais pas cette image interne en moi, c’est un peu comme si je dessinais à l’aveugle.
C’est tout à fait incroyable pour la majorité des personnes, mais même si je fixais l’objet que je voulais dessiner, dès que je baissais la tête sur la feuille de papier, l’image n’était plus dans ma tête.
C’est aussi ce qui explique mes problèmes de signatures. En gros, j’ai compris que l’écriture humaine reposait sur 2 systèmes :
- Le programme moteur (cervelet, ganglions de la base) C'est la mémoire procédurale des gestes. Automatisé, mais pas très précis sans supervision mentale.
- Le modèle visuel mental (cortex visuel, cortex pariétal) La plupart des gens possèdent une image interne de leur écriture et de leur signature. Ils s'y réfèrent inconsciemment comme gabarit de contrôle. C'est ce qui maintient la cohérence de leur signature.
Chez moi, le gabarit visuel interne est absent. J’écris donc presque exclusivement à partir du programme moteur et du retour sensoriel en temps réel (proprioception de la main, toucher du stylo sur le papier). Je ne peux pas vérifier mentalement ce que je suis en train d'écrire avant ou pendant que j’écris. Je ne « vois » pas ma signature se former dans ma tête. Je la découvre presque en même temps que je l’écris. C'est pour cela que deux de mes signatures ne se ressemblent jamais— chaque fois, c'est une reconstruction à partir de zéro, guidée uniquement par mon geste.
Résultats : l'écriture de ma signature est très reliée aux conditions du moment : fatigue, posture, stress, papier et stylo utilisés, état émotionnel, etc.
Et pourtant, je me souviens dans mes cours d’art plastique d’avoir réalisé des choses que je trouvais belles ou d’avoir dessiné des dessins que j’aimais bien. Mais je me suis rendu compte que ce qui me touchait dans le fait que je trouvais ce que j’avais « beau » était souvent abstrait : l’équilibre, la proportion. C’est comme si je ressentais la chose ou le dessin de façon kinesthésique et non visuellement. J’ai compris il n’y pas pas très longtemps que c’était une forme d’esthétique différente mais que c’était une esthétique quand même. Si j’avais su ça quand j’étais jeune, je n’aurais peut-être pas abandonné l’art.
En y réfléchissant plus profondément, au fil du temps, j’ai noté quelque chose d’étrange dans ma mémoire. Je me souviens très bien des faits, des concepts et même des émotions liées à un évènement, mais jamais vraiment des images ou des scènes de l’évènement. Il n’y a pas de films ou d’album photo dans ma tête. Je sais ce qui s’est passé, je peux même le ressentir. Mais je le revois « jamais ».
Implications dans ma carrière de coach et aussi pour mes athlètes
Au tennis de table et dans le sport de haut niveau en général, la visualisation est un outil de préparation mentale très important.
La visualisation technique
Un bon athlète va rejouer mentalement dans sa tête un service, un coup, une séquence tactique. Pour un aphantasique comme moi, cette fenêtre est fermée. Des protocoles standards (Jacobson, répétition mentale imagée) sont peu ou pas accessibles tels quels.
La représentation des trajectoires
Au tennis de table, anticiper la trajectoire de la balle avant même qu'elle franchisse le filet est crucial. La plupart des joueurs construisent un modèle visuel prédictif dans leur tête avant l’exécution de leur coup. Et pour moi, ce n’est pas possible. Je dois compenser par une lecture kinesthésique et proprioceptive plus fine — ce qui est possible, mais demande plus de répétitions pour encoder les patterns dans mon inconscient.
La mémorisation de séquences tactiques adverses
Revoir mentalement un échange, un schéma tactique est difficile sans image dans notre tête. La mémoire sera plutôt procédurale et verbale : « il accélère très fort quand il frappe en diagonale », plutôt qu'une image du geste dans ma tête.
Mais voilà ce que j’ai compris avec mes lectures et mes formations sur le cerveau, ce dernier compense toujours d’une façon ou d’une autre.
Le jeu dans l'instant présent
L'aphantasique que je suis ne se « rejoue » pas ses erreurs en images dans sa tête. Pas de film mental humiliant après un coup raté. Cela peut parfois amener une résilience émotionnelle naturelle et une capacité à rester dans le présent que beaucoup d'athlètes doivent travailler des années à acquérir.
La lecture kinesthésique du jeu
Sans image dans ma tête, mon cerveau surcompense par d’autres moyens : les sensations corporelles, le rythme, le son de la balle. D’ailleurs je me suis rendu compte que beaucoup de très grands athlètes décrivent leur jeu en termes de flux et de feeling — pas d'images. Ce profil coïncide exactement avec le joueur aphantasique accompli. Étrange, il faudra que je fasse plus de recherche là-dessus LOL
L'automatisation du geste
Sans interférence des images dans ma tête, mon programme moteur peut tourner de manière plus fluide et être moins parasitée par une auto observation mentale. Quand on y pense, cela pourrait favoriser l'état de flow.
À 64 ans, même avec 48 d’expérience, j’ai encore beaucoup de questions sans réponse… C’est ce qui rend le coaching si intéressant.
Le paradoxe pédagogique
La majorité des méthodes d'enseignement sportif de haut niveau présupposent que l'entraîneur peut modéliser visuellement ce qu'il enseigne et que l'athlète peut le reproduire dans sa tête. Un entraîneur aphantasique comme moi qui ne savait pas qu'il était aphantasique va intuitivement faire certaines choses :
- Éviter ou minimiser les exercices de visualisation. Ça se comprends.
- Ne pas comprendre pourquoi ses athlètes « n'arrivent pas à voir » ce qu'il leur décrit verbalement ou conceptuellement.
- Développer instinctivement un enseignement plus analytique, verbal et kinesthésique
Ce qui, ironiquement, fini par produire un enseignement à mon humble avis plus universel et plus complet car il couvre les canaux que la visualisation ne couvre pas. Je dirais même qu’au film des années, cela m’a permis de développer la capacité à m’adapter à des profils cognitifs et de personnalité très divers. On retrouve toutes sortes de personnalités et de caractères parmi les athlètes de haut niveau.
D’ailleurs il m’est arrivé une chose surprenante dans ma carrière d’entraîneur. J’ai très vite remarqué que la majorité de mes athlètes pensaient en images. Beaucoup voyaient leurs coups dans leur tête avant de les exécuter. Et moi, d’une façon que je ne m’expliquais pas, j’essayais de leur parler en images même si je ne voyais pas ces images dans ma tête et ça fonctionnait.
Comment est-ce que ça se peut ? Après réflexion, je crois que j’ai développé quelque chose d’assez rare : la capacité à comprendre, conceptualiser et utiliser un mode de pensée que je ne possède pas moi-même. Par l’observation des réactions de mes athlètes, par des décennies de rétroaction, mon cerveau a appris à construire des ponts cognitifs et conceptuels vers des modes de pensée qui ne sont pas les miens. Je suis devenu, sans le savoir, un traducteur entre plusieurs langages du cerveau — dont l’un m’est complètement étranger.
Il y a une ironie pédagogique ici. L’entraîneur qui pense naturellement en images suppose souvent que l’athlète «voit» ce qu’il voit — et ne comprend pas pourquoi ça ne passe pas. Tout comme moi, très souvent, il pense que tout le monde est comme lui.
Moi, j’ai dû fabriquer consciemment chaque métaphore, la tester, l’ajuster. Ce travail de traduction forcé m’a rendu, je crois, plus polyvalent pédagogiquement. On enseigne mieux ce qu’on a dû construire à partir de zéro.
D’autres effets inattendus
L’aphantasie a eu d’autres effets inattendus dans ma vie. Au niveau de mon coaching mais aussi au niveau de ma vie professionnelle et personnelle.
Au niveau de mon coaching, le fait que j’ai un tableau noir en permanence dans ma tête et donc pas de cinéma mental dans ma tête, cela m’a rendu extrêmement attentif aux réactions presque imperceptibles de mes athlètes. Je lis facilement leur corps, leurs réactions, leur regard, leurs hésitations, leur changement de comportement. Si une de mes athlètes lève un sourcil en match, je le perçois tout de suite.
Le fait de devoir saisir et comprendre le mode de fonctionnement mental de mon athlète, puisque près de 96% de mes athlètes en sont pas comme moi, a développé une sorte d’empathie envers mes athlètes qui me permet de mieux les connaître.
Ceux qui me connaisse ont pu remarquer que je coach très souvent avec un carnet en main pour prendre des notes. Très longtemps, j’ai cru que c’était pour maintenir ma concentration suite à la fatigue accumulée des matchs. Maintenant je me rends compte que je ne pouvais pas enregistrer certaines choses dans ma mémoire visuelle. J’ai donc appris à l’écrire rapidement dans ma petit cahier de note.
Au niveau professionnel, je suis devenu programmeur analyste. On peut comprendre que la programmation nécessite surtout un raisonnement logique pur et qu’elle n’a pas nécessairement besoin de visualisation. Je suis aussi devenu très compétent dans tout ce qui catégorisation, logique système et écriture analytique.
Cela m’a amené certains défis. Pour moi, un mindmap est très peu naturel. Je suis obligé de traduire ça verbalement LOL Le design et la mise en page, ce n’est pas naturel pour moi. De façon paradoxal, j’ai eu une compagnie de graphisme. En fait, je testais tout physiquement sur l’ordinateur plutôt que le voir dans ma tête. Et parfois, je devais sous-traité avec un graphiste professionnel, c’est-à-dire plus visuel.
Au niveau personnel, la mémoire des personnes et des lieux est souvent floue. Je reconnais les personnes par leur voix, par le contexte plutôt que des images dans ma mémoire. Je ne me souviens pas de mes voyages, du moins pas visuellement mais bien par des mots, des émotions. Je ne me souviens jamais de me rêves. Pourtant, lorsque je me suis réveillé suite à certains cauchemars, j’ai eu l’impression de voir des images dans ma tête. Mais elles s’évanouissent après 1 ou 2 secondes.
Lorsque j’ai peur de quelque chose, c’est strictement émotif. Il n’y a pas de film catastrophe dans ma tête. Mon plaisir d’anticipation est différent de la majorité des gens. Je ne peux pas savourer « visuellement » à l’avance cet évènement.
Je suis terriblement mauvais en orientation et vous pouvez comprendre pourquoi. Il n’y a pas de repères visuels dans ma mémoire. Je m’oriente de façon conceptuelle. Il va sans dire que je me perds de temps à autre.
Ma nostalgie et mes deuils sont différents de la majorité des gens. Il n’y a pas de cinéma mental des évènements passés dans ma tête. Il paraît que cela rendrait mes deuils beaucoup plus abstraits et donc moins obsessionnels. Difficile de comparer pour moi ;-)
Et toi — comment penses-tu ?
Je te laisse avec quelques questions simples. Je suis loin d’être un spécialiste et je n’ai pas la prétention de pouvoir bâtir des tests cliniques. Je veux juste t’amener à réfléchir à comment cela fonctionne dans ta tête.
Quand tu imagines le visage d’une personne proche, est-ce que tu le «vois» vraiment dans ta tête, ou est-ce que tu «sais» à peu près à quoi il ressemble ?
Quand tu te rappelles tes vacances, est-ce que tu revois des scènes comme dans un film, ou plutôt des émotions et des faits ?
Quand on te dit «ferme les yeux et visualise», est-ce que quelque chose apparaît vraiment — ou est-ce surtout du noir ?
Si tu te reconnais grâce aux réponses à ces quelques questions, maintenant tu sais que tu n’es pas seul.
Et sache surtout que ce n’est pas une maladie ou un problème. C’est une architecture de fonctionnement différente — qui a ses propres forces, ses stratégies de fonctionnement, et sa propre forme d’intelligence.
Pour ma part, découvrir ce concept 64 ans n’a pas changé qui je suis. Mais ça m’a donné quelque chose d’important — un mot, une compréhension pour une chose que j’ai toujours vécue sans jamais pouvoir la nommer et bien la comprendre
Pour aller plus loin — quelques sources que j'ai consultées
Si ce sujet t’intéress et que tu veux en apprendre davantage, voici quelques références accessibles en français que j'ai trouvées utiles.
Pour commencer par le commencement, l'article Wikipédia en français sur l'aphantasie est une bonne porte d'entrée. Il couvre l'historique de la recherche, les estimations de prévalence et les effets documentés sur la mémoire. Pas très sexy, mais solide.
🔗 https://fr.wikipedia.org/wiki/Aphantasie
Pour ceux qui veulent aller plus loin du côté scientifique, l'Institut du Cerveau à Paris a publié deux articles très bien vulgarisés. Le premier explique comment des chercheurs ont démontré par IRM que le cerveau des aphantasiques active bien les bonnes régions — mais avec un déficit de connexion entre elles. Autrement dit, les fils sont là, mais ils ne se parlent pas tout à fait de la même façon. Le deuxième article parle des stratégies de compensation que les aphantasiques développent sans même s'en rendre compte. Ça m'a beaucoup parlé.
🔗 https://institutducerveau.org/actualites/lorigine-laphantasie-alteration-connectivite-cerebrale
🔗 https://institutducerveau.org/actualites/imaginer-sans-images-mentales-enquete-sur-caracteristiques-personnes-aphantasiques
Finalement, pour ceux qui veulent un témoignage concret et bien vulgarisé en français, je recommande cet article de blog de Clément Nicole, chercheur scientifique, qui explore l'aphantasie de façon accessible et personnelle — un peu dans le même esprit que ce que j'ai essayé de faire ici.
🔗 https://clementnicole.fr/2025/05/07/aphantasia-sans-image-tu-penseras/

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