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Le sport de haut niveau peut-il être mauvais pour la santé mentale des athlètes ?


Par Thierry Verviers

Février 2021


Note importante:


Ceci n'est pas un article scientifique, c'est plutôt un partage de mon vécu mélangé avec beaucoup de lecture et un peu de science. Il a pour but de susciter la réflexion et peut-être même la controverse au sein des lecteurs. ;-) 


Je suis à peu près certain que certains entraîneurs et athlètes ne seront pas d'accord avec mes propos, mais bon... c'est mon vécu et mes réflexions sont à prendre avec un grain de sel..... ;-)


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La santé mentale des athlètes de haut niveau

Depuis 43 ans, j’ai la chance d'exercer le métier d'entraîneur sportif principalement comme “coach” de tennis de table et comme formateur d’entraineur.


Après un certain nombre d’années où j’ai eu la chance de permettre à certains joueurs d’atteindre un assez bon niveau de jeu; de les accompagner dans leur conquête d’un certain nombre de titres, de médailles et de championnats; j’ai commencé à avoir des athlètes qui prenaient leur retraite. Au début, ce n'était pas facile de voir partir ces athlètes, mais j'essayais de ne pas trop y faire attention. Je me disais que ça faisait partie de la “game”. Et je finissais par continuer mon travail avec les plus jeunes.


Mais disons que depuis quelques temps, une alarme a commencer à sonner en moi. Depuis quelques années, je vois de plus en plus d’athlètes de haut niveau, que j’ai coaché ou côtoyé, prendrent leur retraite sportive avec des regrets, des rancoeurs. Certains vont même jusqu’à rejeter leur sport. J'ai aussi vu plusieurs athlètes être très malheureux dans leurs dernières années de pratique.


Plusieurs entraineurs ont pu s’apercevoir que ce phénomène s’est amplifié dans la dernière décennie. J’ai donc commencé à me poser des questions plus profondes et plus sérieuses. J’ai commencé à fouiller, à lire et je suis tombé sur certaines études et recherches qui m’ont vraiment interpellées.


Dans certains sports, les athlètes de haut niveau souffrent de troubles anxieux sévères et même de dépression dans une proportion de 50%. Et si on décide de mettre ces chiffres en doute et qu’on part à la recherche de chiffres plus conservateur pour le sport de haut niveau, on arrive à un certain consensus que les athlètes de haut niveau souffre de troubles anxieux ou de dépression 2 fois plus que dans la population en générale, qui elle ne va déjà pas très bien.


Ces chiffres sont assez récents et peu d’études ont été faites sur la santé mentale des athlètes de haut niveau. C’est comme si pendant longtemps on avait pensé que l’athlète de haut niveau, qui maitrise plein d’outils de préparation mentale et qui est habitué à faire face à la pression, était au-dessus de tout ça.


Cela m’a amené à réfléchir à ce qu’ont vécu non seulement mes athlètes mais aussi d’autres athlètes dans d'autres sports: les abandons, les burn outs, les dépressions, les problèmes financiers, les injustices (et oui il y en a eu beaucoup même si souvent on refuse de se l’avouer pour pouvoir continuer). Bon nombre d’athlètes de haut niveau font une dépression à leur retraite. Beaucoup finissent leur carrière avec un sentiment d’échec, de ne pas avoir fait ce qu’il aurait voulu faire, de ne pas être aller au bout d’eux-mêmes.


Tout ça m’a amené à réfléchir en profondeur sur mon cheminement mais aussi sur la route qu’a pris le sport de haut niveau dans les dernières années.




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Mon cheminement comme entraineur


Je me souviens d’un confrère qui lors d’un gala de notre fédération, il y a quelques années, avait parlé de son évolution comme entraineur. Comme quoi grâce à toutes ses expériences il avait pu passer à “sa” version 2.0. Il s’était même excusé auprès de certains de ses athlètes plus vieux, ceux qui avait dû passer par “sa” version 1.0.


Je me souviens aussi d’un autre entraineur qui a eu beaucoup d’influence sur mon approche de l’entrainement. Il avait travailler à former un champion du monde de tennis de table et j’ai eu la chance d’échanger avec lui pendant un certain temps. Ce qui m’avait le plus frappé, c’est le jour où je lui ai demandé s’il pouvait me prêter des livres et des documents qui pourraient me permettre de devenir un meilleur entraineur en tennis de table. Et quelle ne fut pas ma surprise, le jour où il m’apporta ces livres et documents. 


Aucun document sur le tennis de table, rien. Quand je lui ai fait remarqué, il m’a expliqué que si je voulais devenir un bon entraineur, peu importe le niveau, il fallait que je me construise ma propre vision de l’entrainement et aussi de la vie. Et c’est pourquoi il y avait des livres et des documents qui portaient sur la philosophie, la sociologie, la psychologie, le duel, etc. Ce fut la première leçon que cet entraineur me donna. Pour être un bon entraîneur, il faut d'abord construire sa propre vision.


Tout ça pour vous dire que ma vision de l’entrainement a changé au fils des années et j’espère aujourd'hui pouvoir dire qu’elle a évolué vers le mieux. Mais je n’en suis plus du tout certain suite à ses chiffres que j’ai découvert dernièrement.


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Les différentes phases de ma carrière d’entraîneur


Ma carrière d'entraineur en tennis de table a commencé sur une note originale. En effet, j'ai été formé à l'université Laval dans le cadre d'un baccalauréat spécialisé à la préparation sportive par des coachs de hockey, de soccer, de volleyball, de badminton, de tennis mais pas par des entraineurs de tennis de table.


J'ai aussi été très influencé par des chercheurs universitaires en physiologie, en biomécanique, en préparation psychologique mais aussi en pédagogie.


Je pense que ma carrière a passé par des étapes qui sont souvent très semblables pour la plupart des entraîneurs. Évidemment l'objectif que je poursuivais au début c’est la victoire de mes athlètes. Pour y arriver, je suis passé par différentes phases. 


La première était une phase disons physique/technique. En tant que jeune entraineur tout frais sorti de l’université et ayant en tête toutes mes connaissances techniques; je cherchais à repérer les athlètes talentueux physiquement et ensuite je travaillais à améliorer leur technique. Le physique et la technique sont quelque chose de très concret, c’est donc assez facile à travailler. Tant mes athlètes que moi étions alors facilement convaincu de la qualité du travail effectué. Et en tant qu'entraineur débutant, ça renforçait ma confiance par l’intermédiaire de mon sentiment de compétence. 


Et puis, je me suis aperçu au fils de temps que même si mes joueurs avaient une bonne technique et étaient réguliers, ils ne gagnaient pas nécessairement plus souvent que les autres. Même que mes joueurs plus tactiques et moins bons techniquement gagnaient plus souvent. Ça a commencé à remettre certaines choses en question dans ma tête.


J'ai fini par conclure qu’une bonne technique sans intention tactique ne sert pas à grand chose surtout dès que le niveau de jeu augmente. Je suis alors tombé dans ma seconde phase, ma phase tactique.


Je me suis alors poser d'autres questions. Je me suis demandé pourquoi on enseignait pas la tactique en même temps que la technique au tennis de table. Pourquoi la plupart des entraineurs attendaient avant d'entrer dans la tactique ? J'ai fait des recherche et je me suis aperçu que dans certains sports on enseigne la tactique dès le départ, de façon simplifiée et adaptée, mais dès le début. Évidemment je me suis vite aperçu que que la tactique c’est beaucoup plus compliqué à travailler que le physique ou la technique. C’est moins concret. Les athlètes doivent passer à un autre niveau de réflexion et d’implication pour pouvoir améliorer l’aspect tactique de leur jeu. Disons que ça été plus difficile pour mon sentiment de compétence.


Et puis ma carrière d’entraineur a continué. J'ai réussi à amener de plus en plus d'athlètes vers le succès mais il y avait encore quelque chose qui accrochait. J'ai fini par me demander pourquoi certains joueurs sont meilleurs en matchs qu’à l’entrainement ou encore l’inverse. Et pourquoi aussi certains athlètes s’écroulent dans les moments vraiment importants alors qu’ils semblaient mentalement fort dans les compétitions dites normales. 


Je suis alors tombé de plein pied dans ma phase de préparation mentale. J'ai fini par comprendre que c’est le mental qui soutient tout le reste. Si le mental tombe, peu importe le physique, la technique ou la tactique; c’est la défaite assurée… sauf si l’adversaire perd son mental lui aussi bien entendu.


Et là aussi, je suis arrivé à la conclusion que le mental devrait lui aussi être intégré dès le début de la carrière du joueur tout comme la tactique. Mais là, c’est encore moins concret, moins facile et encore plus dur pour le sentiment de compétence de l'entraîneur.


Et puis j'ai dû encore pousser la réflexion plus loin. 


J'en suis venu à avoir des drôles d'idées. J'en suis venu à me dire que dans le fond je formais en grosse majorité des perdants puisque ce n’est qu’une minorité de mes athlètes qui finissaient par gagner. C’est le principe même des tournois et des compétitions et surtout du haut niveau. 1 gagnant au final et tous les autres sont des perdants. Une chance qu’ils peuvent parfois jouer dans plus d’une catégorie dans une même compétition, du moins dans notre sport. Bien que s’ils perdent toutes les catégories dans lesquelles ils compétitionnent, ça peut vite devenir désespéré pour leur mental.


Et au fils du temps, je me suis aperçu que les Championnats du Monde, les Jeux Olympiques, ça concernait vraiment très très peu de mes athlètes, une infime minorité. Plusieurs en ont rêvé, peu ont réussi à investir l’énergie nécessaire pour avoir une chance, quelques-uns se sont essayé et très peu y sont arrivé.


Ça été l'objectif rêvé de beaucoup mais une majorité d'athlètes ont abandonné en cours de route. Les raisons sont multiples, mais une revient souvent, l’investissement n’en vaut pas la peine. Le jeu n’en vaut pas la chandelle.


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Mais alors que faire avec la vaste majorité de mes athlètes qui perdaient ?


Donc le haut niveau, le vrai, ça ne concerne qu’une très infime minorité d’athlètes. 


Alors que dois-je faire avec les autres ?


Certes, j'aurais pu choisir de me concentrer sur les quelques athlètes qui gagnaient en épurant leur groupe des autres, les perdants. Bien que ça semble une solution de facilité, même en empruntant cette voie, rien ne garantissait que je puisse amener un athlète dans le vrai haut niveau (disons les 100 premiers au monde avec une pente ascendante ensuite).


Alors, si je ne voulais pas laisser tomber mes athlètes "perdants" et ne m'en servir que comme soutien pour ceux qui gagnaient, que devais-je faire ? J'ai eu des doutes. Je me suis demandé à quoi ça pouvait leur servir de s'entraîner 15 à 25 heures par semaine, plus les camps, plus les compétitions pour finalement perdre plus souvent qu’ils gagnaient. Et c’est sans compter tout l’argent que ça a coûté à eux et à leurs parents.


Et c’est là que ma vision d'entraîneur ayant comme objectif de former des athlètes de haut niveau en a pris un coup. Et ma vision a changé. Oui on peut former des athlètes de haut niveau si on est assez chanceux pour tomber sur le bon candidat. Et même avec le bon candidat, rien n’est garanti ni pour l’athlète, ni pour l'entraîneur.


Mais qu’est-ce que ça donne aux autres athlètes ? Je me suis mis à approfondir différentes notions. Le progrès, la performance, le savoir-faire, le savoir-être. Ma vision et ma philosophie de l'entraînement ont alors commencé a changé. 


Cette réflexion m'a amené à m'interroger de plus en plus sur les excès du sport de haut niveau. Il suffit de suivre l'actualité sportive pour entendre parler régulièrement de dopage, d'abus sexuels de plus en plus fréquents, de blessures chronique; tout cela relié à la performance à tout prix. 


À ce sujet, les chapitres "La performance... à quel prix ?" et "Dans la cour des grands" du livre "La performance... à quel prix ? Encouragez votre enfant à se dépasser... sans pression" de Christiane Despatie (mère du célèbre plongeur Alexandre Despatie) et de Séverine Tamborero qui date déjà de 2012 faisait déjà écho à tous les problèmes auquel un athlète de haute performance peut faire face: dépression, suicide, jeunesse sacrifiée, les mauvais modèles, le entraîneurs aveuglés par leur propre succès, etc.


Des articles récents comme celui-ci illustrent bien les dérives possibles du sport de haut niveau.

Climat toxique à Natation artistique Canada


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Est-ce que le sport de haut niveau ne se serait pas perdu de la même façon que notre société s’est égarée ?


Il y a quelques mois, la lecture d’un livre m’a amené à m’interroger sur les notions de “progrès” et d’amélioration continue. Je venais de me rendre compte que je n’avais jamais poussé très loin ma réflexion sur le progrès. J’ai pris cette notion « pour du cash » et je l’ai appliquée à ma vie et à ma profession d’entraîneur sportif sans trop me poser de questions.


Ouf, pour quelqu’un qui est entraîneur sportif et qui enseigne aux jeunes l’importance de toujours progresser mais aussi qui a basé toute sa vie sur la notion de progrès, quel ne fut pas ma surprise d’apprendre que le progrès était une construction du mental de l’homme et qu’il pouvait être contesté et être contestable.


Pour ceux qui ça intéresse, voici le lien vers l’article complet:

https://tennisdetablecoaching.blogspot.com/2020/07/le-progres-dans-le-sport-et-dans-la-vie.html


En résumé, j’ai fini par comprendre que la notion de progrès comportait un piège dans lequel notre société est tombée. Au début, la notion de progrès comportait des idéaux. L’homme / la femme voulaient par le progrès atteindre le bien de l’humanité en ayant en tête la poursuite de la liberté et du bonheur.


On a tellement cru au progrès que nous l’avons enchâssé dans un système de compétition en nous disant que de cette façon cela le rendrait automatique et peut-être même éternel. La mondialisation origine en partie de cette idée. Mais ce n'est pas ce qui est arrivé.


La notion de progrès s'est retrouvée à être totalement détachée de ces idéaux de départ. Elle se réduit maintenant à un système mécanique qui se maintient lui-même par le système de libre concurrence entre ses différentes parties. Le progrès est devenu son propre but. Pour ceux qui connaissent comment fonctionnent les formules dans Excel (logiciel tableur de microsoft), c'est un peu comme une référence circulaire (c'est quand une formule mathématique fait référence à elle-même, ce qui cause une erreur).


Nous en sommes au dilemme suivant: soit vous progresser, soit vous disparaissez et ce peu importe si le progrès que vous amenez est utile ou pas. Pensons aux nouveaux téléphones cellulaires qui sortent à chaque année; est-ce que ce progrès est vraiment utile à l’humanité ?


Et ça peut nous conduire à des aberrations du type: devenir plus riche pour être plus riche, devenir plus puissant pour être plus puissant ou encore le réchauffement climatique.


Et le sport compétitif de haut niveau n’est pas à l’abri de ce dilemme. Serait-il possible que le sport de haut niveau soit lui aussi pris au piège "de la technique", du progrès pour le progrès? C'est d'autant possible que la compétition fait partie intégrante du sport de haut niveau et qu'elle peut elle aussi devenir très facilement un système mécanique qui se maintient par lui-même. 


La compétition devient alors son propre but. L'athlète essaie de gagner pour gagner et perd de vue le sens derrière cette démarche.




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Changement de cap dans les étapes de ma carrière de l’entraineur


Suite à toutes ces réflexions, un jour j'ai fini par changer de cap, de route. Le fait de gagner ou de progresser pour progresser n’avait plus de sens, tant pour mes athlètes qui ne gagnaient pas souvent que pour mes athlètes qui gagnaient souvent. Les troubles psychologiques touchent aussi les “gagnants” et pas seulement les perdants.


Nous n'avons qu'à prendre connaissance de ces deux articles du journal Le Devoir pour s'apercevoir que la santé mentale des athlètes de très haut niveau n'est pas à l'abri.


Cet article de 2019 intitulé "Dépression: quand les sportifs professionnels perdent pied". On y apprend que la pression sur ces sportifs professionnels est parfois tellement forte qu'elle a conduit plusieurs athlètes vedettes au suicide. On fait aussi la différence entre le préparateur mental qui est là pour favoriser les performances de l'athlète en lui apprenant à résister au stress, à se fixer des objectifs. Mais parfois l'athlète a aussi besoin d'un psychologue pour travailler sur ses difficultés psychologiques personnelles. Et ce n'est pas la même chose.


Ou encore cet article "La santé en jeu" qui lève le drapeau sur les problèmes de santé mentale, de dépression, d’anxiété dans le sport de haut niveau et professionnel.


À un moment de ma carrière, je peux dire que j'ai changé d'identité comme entraîneur. Le concept d'identité est très important dans la vie. Par exemple, il y a une grosse différence entre vouloir diminuer son nombre de cigarettes pour tenter d'arrêter de fumer et le fait de se considérer comme un "non-fumeur" et d'adopter l'identité de "non-fumeur".


J'ai commencé à me voir et à me définir comme un entraineur-éducateur et non pas seulement comme un entraineur haute performance. Je me suis dit qu'il fallait que je prenne chacun de mes athlètes dans leur globalité, comme étant une personne entière. J'avais maintenant comme objectif de contribuer à leur éducation, de les préparer à mieux se connaître pour possiblement apprendre à mieux vivre et peut-être même amélioré le monde autour d'eux.


Après tout je passais plus de temps avec mes athlètes que leurs parents ou même leurs amis et parfois même leurs amoureux.


Au fur et à mesure que le temps passait, j'y croyait de plus en plus. Ma vision a changé.


Le sport peut servir à autre chose que de gagner à tout prix. L'entraîneur peut avoir un véritable impact sur la vie de l'athlète, sur sa personnalité et sur ses valeurs. Il peut amener les athlètes à mieux se connaître, les aider avoir une vision de comment ils veulent vivre leur vie.


Ça devient alors une vision, un but en même temps qu’une grande responsabilité.


Le sport de haut niveau peut alors être très bon pour a santé mentale des athlètes...












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